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	<title>Le blog de Cap&#039;Com Net</title>
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	<description>Rennes, 5 et 6 avril 2012</description>
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		<title>La neutralité du net : pour une libre circulation de l’information</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2012 11:35:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>capcomnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Intervenant :
Philippe Aigrain, l’un des fondateurs de la Quadrature du net, auteur de Cause commune. Il est l’un des penseurs et acteurs déterminants d’aujourd’hui sur la notion de « bien commun » articulée avec les usages de l’Internet. 
 
Au départ internet était neutre et les émetteurs de contenus jouissaient d’une égale légitimité. Désormais le concept de neutralité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Intervenant :</strong></p>
<p><strong>Philippe Aigrain</strong><em>, l’un des fondateurs de la Quadrature du net, auteur de Cause commune. Il est l’un des penseurs et acteurs déterminants d’aujourd’hui sur la notion de « bien commun » articulée avec les usages de l’Internet. </em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Au départ internet était neutre et les émetteurs de contenus jouissaient d’une égale légitimité. Désormais le concept de neutralité est menacé et des organisations telles que la Quadrature du net s’investissent contre tout ce qui porte atteinte aux libertés sur Internet. Bien qu’il soit difficile d’établir une définition précise de la neutralité, celle-ci est profondément liée à l’exclusion de toute discrimination. La proposition de loi Christian Paul «<em> visant à affirmer le principe de neutralité sur le net, et son contenu </em>» précise que ce principe de neutralité « <em>s’entend comme l’interdiction de discriminations liées aux contenus, aux émetteurs ou aux destinataires des échanges numériques de données</em>».</p>
<p><strong>Les filtrages du net</strong></p>
<p>Plusieurs formes d’atteintes à la neutralité se matérialisent sur le Web. Lorsqu’un internaute cherche un site ou une application, il utilise fréquemment des moteurs de recherche qui hiérarchisent et trient les données. Ainsi, Google  offre un service à ses usagers, mais en échange il propose des données bien précises et modèle une certaine vison du net. Plusieurs moteurs de recherche ne donnent pas accès à une certaine partie du net. Ce filtrage peut être volontaire, issu d’une décision de justice ou ordonné par l’administration. La Chine illustre parfaitement ce phénomène qui peut également se produire dans les démocraties occidentales. En effet, des jugements récents forcent les moteurs de recherche à effacer des liens contenant des fichiers portant atteinte aux droits d’auteur.</p>
<p>Un autre type d’atteinte à la neutralité concerne les filtres parentaux. Les usagers n’ont souvent pas connaissance de l’entendue des données et des sites web filtrés. Par exemple, le filtre installé par British telecom bloquait par défaut le site de la Quadrature du net. Des mois durant, personne n’a remarqué ce filtrage car comme le rappelle Philippe Aigrain  « <em>quand on n’a pas accès à quelque chose, on ne le sait pas</em> ».</p>
<p><strong>Les discriminations de type commerciales </strong></p>
<p>L’usage des Smartphones donne un autre exemple des discriminations opérées sur le Web. Les utilisateurs de Smartphones disposent d’un forfait limité en quantité de données téléchargeables. Le fait est que les opérateurs passent des accords avec certains fournisseurs de contenus et le téléchargement de certaines données, bien que payantes, ne sera pas comptabilisé dans le forfait des usagers. A l’opposé, d’autres contenus gratuits sont décomptés des forfaits lorsqu’on les télécharge. Cette forme de discrimination est issue d’une invention commerciale : une contrainte est mise en place, et il faut payer pour s’en libérer. Comme les fournisseurs d’accès ne peuvent établir une discrimination sur la tarification, ils discriminent sur la performance d’accès. Lors de l’apparition du Smartphone, utilisable partout et bénéficiant d’un taux d’équipement supérieur aux portables traditionnels, nombreux étaient ceux qui pensaient que ces outils permettraient l’élargissement du champ d’accessibilité des utilisateurs. Aujourd’hui, force est de constater que ce n’est pas nécessairement le cas.</p>
<p><strong>Le partage non-marchand</strong></p>
<p>Le net propose non seulement un accès, mais fournit également des services aux usagers. Ces fournisseurs ne sont pas que des grandes sociétés ; des collectivités publiques, des associations ou des organisations telles que la  Quadrature fournissent aussi des services. Par exemple, la ruche, un réseau social rennais a lancé un projet d’échanges non-marchand entre personnes. Ces échanges peuvent comprendre des services, des livres, des meubles, mais aussi des fichiers. La ruche a alors été la cible d’une discrimination contre le partage pair to pair ; dans la sphère numérique l’échange deviendrait du vol.</p>
<p>La Quadrature du net milite pour une vision positive du partage, et Philippe Aigrain précise que le sujet du partage non-marchand ne s’effacera pas des débats de sitôt. Il prévient d’ailleurs que « <em>les prochains gouvernants devront décider s’ils veulent ou non construire une économie de la culture compatible avec le partage</em> ».</p>
<p><strong>L’accessibilité des malvoyants</strong></p>
<p>Lorsque l’on évoque les discriminations sur le net, la question de l’accessibilité des personnes en situation de handicap se pose nécessairement. Désormais il existe des outils adaptés tels que les tablettes de lecture pour les malvoyants. Les inégalités subies par les malvoyants sont à résoudre par les outils mais les possibilités d’accès aux contenus sont relativement limitées et il serait nécessaire d’ouvrir des dispositifs pour les adapter aux usages. Les outils développés pour les handicapés ne sont pas une priorité pour les logiciels libres qui sont soumis à la même pression que les acteurs commerciaux, ils cherchent les usages de la même façon que les commerciaux cherchent des marchés solvables. Un autre problème de taille est que les prix des dispositifs handicapés sont scandaleusement élevés.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Internet et politique : 10 ans de relations multi-dimensionnelles</title>
		<link>http://rennes.cap-com.net/compte-rendu/internet-et-politique-10-ans-de-relations-multi-dimensionnelles/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2012 08:11:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>capcomnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compte-rendus]]></category>
		<category><![CDATA[capcom]]></category>
		<category><![CDATA[Capcomnet]]></category>
		<category><![CDATA[CEVIPOF]]></category>
		<category><![CDATA[communication publique]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Rennes]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Vedel]]></category>
		<category><![CDATA[Villes internet]]></category>

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		<description><![CDATA[À partir d'un regard porté sur l'élection présidentielle française et sur la prochaine élection présidentielle américaine, Thierry Vedel évaluera le poids d'Internet dans l'information politique des français et l'usage réel du web et des réseaux sociaux par les hommes et les partis politiques. Il présentera les évolutions de la forme et des contenus de la communication politique qui se dessinent sous l'influence des technologies numériques. Il tentera d'anticiper sur la place que vont prendre les outils numériques au niveau local à l'approche des élections territoriales de 2014.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Interventions de :</em></p>
<p><strong><a href="http://www.cevipof.com/fr/l-equipe/les-chercheurs/chercheurs/bdd/equipe/27">Thierry Vedel</a></strong><span style="font-family: 'Lucida Grande', 'Lucida Sans Unicode', Tahoma, Verdana, sans-serif;line-height: normal;text-align: justify">, </span><span style="font-family: 'Lucida Grande', 'Lucida Sans Unicode', Tahoma, Verdana, sans-serif;line-height: normal;text-align: justify">chargé de recherche CNRS au CEVIPOF. </span></p>
<p><em>Nous constatons qu’en 10 ans, la qualité et la quantité des contenus mis en ligne a explosé (¾ de la population utilise internet quotidiennement, et la moitié des français a déjà recherché des informations politiques sur internet), mais pour des résultats qui restent, semble-t-il, mitigés.</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p><strong>Internet : davantage </strong><span style="font-weight: bold">pour mobiliser que pour convaincre</span></p>
<p>Le premier recours à l’utilisation d’internet pour la communication politique date de 2002, avec notamment une forte intrusion des vidéos en ligne. Sans pour autant négliger la TNT qui reste, sur les dix dernières années, le canal ayant le plus permis de couvrir les campagnes électorales.</p>
<p>Il y a 10 ans, les sites ne faisaient que dupliquer les contenus imprimés sous format papier. Alors que les blogs politiques -à leur apogée en 2007- apportaient de l’argumentation et occupaient l’espace médiatique, avec la volonté de conquérir de potentiel influenceurs d’opinion. En 2012, les usages ont encore évolués car d’une manière générale tout est désormais mis en ligne. Les meetings politiques sont aujourd’hui intégralement couverts. Le blog politique, bien que toujours présent (notamment chez les grands élus), a considérablement diminué dans sa pratique. L’humour, et notamment les gaffes des candidats, est en revanche un facteur viral de plus en plus important auprès des internautes.</p>
<p>Nous constatons actuellement qu’un grand nombre de champ d’actions ont migré sur internet. Des formes entières d’activismes politiques se voient redessinées. Les pétitions se signent désormais en ligne. Mais l’efficacité réelle de cette action politique reste floue. On retrouve à la fois des formes de participations conventionnelles (vote, pétition, appartenance à un parti) et non-conventionnelles (boycott, occupation de locaux, graffitis, etc). Les puissances manipulatoires (et notamment celles des extrêmes : gaucho sphère ou fachosphère) sont très présentes sur le net, bien plus que dans les médias. Le blog politique le plus populaire en France est d’ailleurs un blog d’extrême droite : <a href="http://desouche.blogspot.fr/">F.desouche</a>.</p>
<p>Concernant, les réseaux sociaux, nous cherchons à savoir à quel point ils contribuent à la propagation des idées des candidats. Leur utilisation est surtout reconnue pour faire le bon ou le mauvais buzz au profit de tel ou tel candidat. Les équipes de Barack Obama en 2007 ont formidablement réussi à se servir des réseaux sociaux pour mobiliser leurs soutiens, alors que la télévision gardait une fonction de persuasion auprès des électeurs potentiels.</p>
<p>Dernièrement, nous avons aujourd’hui la capacité à user d’internet come d’un gigantesque Focus Group, en partie grâce à la facilité avec laquelle l’on peut accéder à ce que les internautes déclarent en ligne. Des outils d’analyse observent et comprennent automatiquement les sujets de discussion et de préoccupation des citoyens.</p>
<p>Les équipes de Barack Obama, souhaitent d’ailleurs, dans le cadre de la prochaine présidentielle aux États-Unis,  à recueillir le maximum de données personnelles sur les internautes (en les invitant à se connecter sur <a href="http://www.barackobama.com/">mybarackobama.com</a> via leur profil Facebook), pour dessiner des profils types auxquels ils feront parvenir des informations en adéquation avec leur typologie.</p>
<p><strong>Les citoyens s’informent-ils en politique sur internet ?</strong></p>
<p>Un récent sondage que nous venons de réaliser nous apprend que la part d’internet comme source d’information progresse d’années en années, au détriment de la presse écrite ; tandis que la télévision conserve sa première place. Le journal télévisé est d’ailleurs pour 40% des personnes interrogées, une source unique d’information. Ces  40% se caractérisent par une typologie de personnes sous-diplômées.  A l’inverse, les profils les plus diplômés ont tendance à mixer les sources d’informations : radio, presse écrite, émissions télévisées politiques et sites web politiques.</p>
<p>Les réseaux sociaux, ne semble pas être le média plus adapté pour s’informer en politique : seul 10% des sondés y échangent en effet des infos. L’on y va davantage pour des raisons sociales, familiales, affectives ou professionnelles.</p>
<p>En définitive, le citoyen à de nos jours, parfaitement la possibilité d’être informé par internet. Les informations (sondages, programmes, textes de lois, etc.) y sont très riches et nombreuses. Mais ce sont surtout les internautes intéressés par ce type d’informations qui vont chercher à y accéder.</p>
<p><strong>Internet et politique : une faible portée ?</strong></p>
<p>Il reste encore très difficile sur internet de toucher les individus qui ne s’intéressent pas à la politique. 65% des internautes sont encore réticents à consulter des infos politiques sur internet. D’autant que sur le net comme dans la vie réelle, il y a une grosse défiance vis-à-vis des politiques : l’opinion a le sentiment que les élus ne sont pas à l’écoute des électeurs, ce qui ne favorise pas l’intérêt que peuvent y porter les français.</p>
<p>L’intérêt pour la politique est assez faible chez les jeunes, mais il progresse avec l’âge, au fur et à mesure que les citoyens s’insèrent dans la société, lorsque les individus vont construire leur famille, être confrontés à des difficultés liées à la politique. Il est cependant indéniable, qu’il y a d’autres choses à aller voir qu’un site politique, lorsque l’on est un adolescent.</p>
<p>Il convient de ne pas prêcher que les convaincus. En 2007, des membres des équipes de Royal et Sarkozy, n’hésitaient pas à investir des forums ne traitant pas du tout de thèmes politiques, pour y distiller, de manière insidieuse, des propos en rapport avec le thème abordé et la politique.</p>
<p>L’arrivé d’internet n’a donc pas fondamentalement changé le rapport des français à la politique, malgré que le contact entre les deux puissent désormais s’effectuer plus aisément, grâce à un contenu foisonnant, dense et multiple.</p>
<p style="text-align: right"><span style="color: #999999;font-style: italic;text-align: right">Compte-rendu rédigé par </span><a href="http://twitter.com/#!/jeremyabdilla">J</a><a href="http://twitter.com/#!/jeremyabdilla"><span style="color: #4f6373">érémy Abdill</span>a</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La cyber guerre est déclarée</title>
		<link>http://rennes.cap-com.net/non-classe/la-cyber-guerre-est-declaree/</link>
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		<pubDate>Sun, 08 Apr 2012 19:41:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>capcomnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Intervenants :

Jean Guisnel, journaliste, spécialiste des questions militaires et de      renseignement.
Jean-Christophe Gallien, docteur en sciences politiques,      professeur associé aux universités de Paris 1 et Paris 13, membre de la      SEAP (Society of European Affairs Professionals).
KheOps, membre de Telecomix, groupe d’activistes sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Intervenants :</strong></p>
<ul>
<li><strong>Jean Guisnel</strong>, journaliste, spécialiste des questions militaires et de      renseignement.</li>
<li><strong>Jean-Christophe Gallien</strong>, docteur en sciences politiques,      professeur associé aux universités de Paris 1 et Paris 13, membre de la      SEAP (Society of European Affairs Professionals).</li>
<li><strong>KheOps</strong><em>, </em>membre de Telecomix, groupe d’activistes sur internet qui milite      en faveur de la liberté d’expression.</li>
</ul>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p align="left">
<p align="left"><em>Dans le cadre des 4<sup>e</sup> Rencontres nationales communication  et technologie, la table ronde rassemblant Jean Guisnel, Jean-Christophe Gallien et KheOps engage  le débat autour du concept de cyber-guerre. Les discussions entre orateurs et les échanges avec la salle proposent ainsi de démystifier cette notion de cyber-guerre au travers d’illustrations concrètes.</em></p>
<p align="left"><em> </em></p>
<p align="left">
<p align="left"><strong>Internet et la guerre</strong></p>
<p align="left">Selon Jean Guisnel « <em>Internet et la guerre sont deux doigts d’une même main</em> ». En effet, la création d’internet accouche de la volonté des américains d’établir un maillage servant à envoyer une contre attaque en cas de frappe militaire adverse. C’est à la fin des années 60 que des universitaires américains et des ingénieurs français du CNET<strong> </strong>travaillent en parallèle à l’élaboration de réseaux informatiques. Ils en sont au même point dans leurs recherches lorsque les Américains se dirigent vers ce qui donnera le net en développant un outil ouvert à tous. Les Français, eux, vont emprunter une direction bien différente pour inventer le minitel.</p>
<p align="left">La guerre en réseau, c’est  avant tout la guerre via le GPS. Les premiers satellites sont opérationnels à la fin des années 80, un outil militaire est encore très utilisé. La guerre en réseau et le GPS ont donnés les moyens de mener la guerre rêvée par les ingénieurs américains, celle où l’on peut tirer à distance de sécurité. La guerre en Lybie est l’exemple parfait de ce type de guerre, un affrontement où les forces occidentales n’ont pas à poser un pied sur le champ de bataille.</p>
<p align="left"><strong>Cyber-guerre et hackers</strong></p>
<p align="left"><strong> </strong>La popularisation des outils informatiques permet l’émergence de nouveaux acteurs qui peuvent jouer un rôle dans le cadre de conflits sociaux et militaires. KheOps est membre de Telecomix, un collectif de hackers qui cherche à promouvoir la libre circulation des données sur le net. Il explique que « <em>Telecomix diffuse régulièrement des informations qui ne sortent pas dans les médias mainstream et a été très actif dans le cadre des conflits en Egypte, en Lybie ou en Syrie</em> ». Lors du printemps arabe Telecomix a rallumé des  modems téléphoniques pour que les Egyptiens puissent se reconnecter après la coupure du net instaurée par Moubarak. Telecomix met également en place des moyens de contourner des logiciels utilisés pour l’espionnage de masse comme en Syrie. Toutes ces actions visent à donner les moyens aux individus d’user de leur liberté d’expression.</p>
<p align="left">Jean Guisnel précise que « <em>tous les hackers ne sont pas des robins des bois du monde moderne</em> ». En effet, les gouvernements savent s’adjoindre les services des hackers pour qu’ils participent à la surveillance des internautes. Ils donc difficile de dépeindre un profil type du hacker. En France, La DGSE recrute les meilleurs « digital natives » et les associent à des ingénieurs pour que l’Etat ait les moyens de répondre à d’éventuelles attaques virtuelles.</p>
<p align="left"><strong>Des outils numériques moteurs de mobilisation</strong></p>
<p align="left">Internet (notamment au travers des réseaux sociaux) a  également transformé les mouvements sociaux qui s’organisent en tirant avantage des nouveaux outils numériques. Jean-Christophe Gallien estime que « <em>les mobilisations d’acteurs non coordonnées sur le net peut susciter une forme d’optimisme </em>». Les combats menés contre Hadopi en France, en Espagne, aux Etats-Unis  ou ailleurs démontrent que l’utilisation du net  permet une importante capacité d’échange et une augmentation du nombre potentiel d’acteurs de mobilisations de ce type.</p>
<p align="left">Ainsi « <em>l’utilisation du net permet une forme de démocratie augmentée </em>» précise Jean-Christophe Gallien qui appelle  à observer le cas Islandais où les citoyens ont su s’organiser autour d’outils numériques pour écrire leur propre constitution après avoir fait tomber 2 gouvernements et refusé les prêts aux banques. Les nouvelles formes de mobilisations à l’œuvre appellent les institutions publiques à adopter un « <em>discours de réalité</em> ». Désormais, le discours formaté peut être aisément décrédibilisé par le « <em>fact checking</em> ». Contrairement aux médias traditionnels, internet permet un ralentissement du temps. « <em>Le temps d’un projet peut alors être en phase avec le temps de la démocratie</em> » et la traçabilité permise par le web va également dans le sens d’une meilleure démocratie.</p>
<p align="left">Jean-Christophe Gallien appelle les gouvernements locaux, nationaux et surtout européens à s’associer aux mouvements organisés par la société civile pour tenter de protéger l’identité digitale. Derrière cette notion d’identité, une vraie guerre économique est à l’œuvre et il serait ainsi de la responsabilité des institutions publiques de répondre à des exigences nouvelles pour traiter les questions relatives à l’anonymat et la non-marchandisation du web.</p>
<p align="left"><strong>Des données numériques difficiles à protéger</strong></p>
<p align="left">Les collectivités détiennent de nombreuses données personnelles (informations sociales, médicales, d’Etat civil, etc.) et se pose désormais La question de la protection de ces informations.  Jean Guisnel rappelle que « <em>ces informations constituent un bien collectif très précieux </em>». Ainsi, elles doivent impérativement être scellées et protégées car ces données convoitées valent de l’or. On pourra citer l’exemple de la base fiscale d’impôts sur le revenu qui a été pompée à multiples reprises par des hackers.</p>
<p align="left">La question se pose pour les collectivités de répondre ou non  à des offres de stockage des données dans des <em>clouds</em>. Le cloud computing consiste à déporter sur des serveurs distants des stockages et des traitements informatiques traditionnellement localisés sur des serveurs locaux. « <em>Les données sont-elles plus en sécurité sur des serveurs extérieurs ou dans les locaux des collectivités ?</em> » interroge KheOps qui en profite pour rappeler que le cloud computing n’a pas de signification en tant que telle, tout dépend de qui a accès aux données. La question de la confiance s’avère alors fondamentale. Il poursuit en précisant que confier les données à un tiers représente un risque de taille et que de nombreux dispositifs peuvent être mis en place pour les protéger sans les déplacer.</p>
<p align="left">Alors que cette table ronde touche à son terme, Jean Guisnel en profite pour avertir l’auditoire : « <em>les communicants territoriaux endossent une responsabilité sociale et politique majeure dans la gestion des données publiques </em>».</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Data visualisation : comment rendre compréhensibles les données publiques ouvertes ?</title>
		<link>http://rennes.cap-com.net/non-classe/data-visualisation-comment-rendre-comprehensibles-les-donnees-publiques-ouvertes/</link>
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		<pubDate>Sun, 08 Apr 2012 19:08:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>capcomnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
Intervenants :
Emmanuel Vandamme, directeur du pôle numérique de l’ESJ Lille.
Jean Abbiateci, data-journaliste rennais.
L’ouverture au grand public de l’open data implique des formes de traitement de l’information nouvelles. Le travail mené par sur le terrain du data journalisme apportent aux communicants territoriaux de nombreuses clés sur la façon de faire parler les données.
Repenser l’information traditionnelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline">Intervenants :</span></p>
<p><strong>Emmanuel Vandamme</strong>, <em>directeur du pôle numérique de l’ESJ Lille</em>.</p>
<p><strong>Jean Abbiateci</strong>, <em>data-journaliste rennais</em>.</p>
<p><em>L’ouverture au grand public de l’open data implique des formes de traitement de l’information nouvelles. Le travail mené par sur le terrain du data journalisme apportent aux communicants territoriaux de nombreuses clés sur la façon de faire parler les données.</em></p>
<p><strong>Repenser l’information traditionnelle </strong></p>
<p>En France la tradition journalistique est imprégnée d’une forte culture littéraire, tandis que les médias anglo-saxons travaillent beaucoup plus avec les chiffres et les données brutes.  Pourtant ces dernières années, plusieurs phénomènes ont alimenté le développement du data journalisme en France, notamment les tendances à la visualisation de l’information et l’interactivité favorisée par les tablettes et les Smartphones. Emmanuel Vandamme explique que « l<em>e data journalisme amène à repenser l’information traditionnelle organisée autour du titre, du texte et de la photo</em> ». Au détriment du texte, une place plus importante est alors réservée à la visualisation et à l’interactivité.</p>
<p><strong>Le data journalisme ou l’art de faire parler les données</strong></p>
<p>La base du data journalisme consiste à travailler sur des données produites par des institutions publiques et des associations. Les données brutes ne disent pas grand chose en elles-mêmes, il faut leur poser des questions, les faire parler, les scénariser via la visualisation. Le data journalisme doit dégager un sens, raconter une histoire ; il a pour prétention de transformer des données complexes en informations simples et lisibles.</p>
<p>Comment passer d’un tableur à une belle application de data journalisme ? La première étape consiste à trouver les données tout en sachant évaluer leur fiabilité. Le format des données nécessite parfois un nettoyage, un raffinage qui permettra de disposer d’un tableau uniforme. Par la suite il faut interroger ce tableau, en tirer les informations les plus intéressantes. Jean Abbiateci insiste, « <em>c’est la manière d’utiliser les données qui les rend intéressantes</em> ». L’étape de la visualisation consiste à trouver le moyen de restituer au mieux les données pour raconter une histoire. Les visualisations les plus courantes sont les camemberts et les graphiques mais il est aussi possible de transposer des données brutes sur un support plus ludique.</p>
<p><strong>Data visualisation, l’association des compétences </strong></p>
<p>Afin de réaliser une data visualisation de qualité, il est nécessaire d’associer les compétences de journalistes, de designers et de développeurs. Ces 3 professionnels doivent travailler ensemble et être sur un pied d’égalité. Si le développeur et le designer deviennent les sous-traitants du journaliste, la collaboration ne sera pas fructueuse. Le coût de certaines applications de data visualisation peut s’avérer assez élevé, notamment du fait de cette association de compétences complémentaires. Mais il existe également des outils peu coûteux et faciles à mettre en place.</p>
<p>Vis à vis des institutions publiques, les journalistes attendent d’obtenir des données de qualité, standardisées, précisées et transcrites sur des formats faciles à utiliser. Souvent les journalistes doivent fournir un important travail de nettoyage des données fournies par les collectivités territoriales. Il est également important que ces dernières précises les usages possibles des données qu’elles fournissent.</p>
<p>La data visualisation permet désormais à de nouveaux acteurs de traiter l’information et d’ailleurs les principales innovations en la matière ne proviennent pas des médias classiques mais de ces « novices » du traitement de l’information. Au-delà des innovations, il est important de trouver un équilibre entre le fond et la forme mais aussi entre le travail de journaliste, de designer et de développeur. Sur ce genre de format, l’internaute doit saisir l’information très rapidement, il est donc essentiel de travailler à une visualisation très ergonomique.</p>
<p>On pourra poser la question de la fiabilité de l’information mise en scène par la data visualisation qui reste est une interprétation. Bien que la vérification s’avère assez compliqué, Emmanuel Vandamme précise que « <em>le même problème persiste dans le traitement de l’information classique</em> ».</p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Retrouvez les applications de data visualisation présentées lors de cet atelier en cliquant sur ce lien : http://bit.ly/capcomnet</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Comment contribuer à l&#8217;e-democratie locale ?</title>
		<link>http://rennes.cap-com.net/compte-rendu/comment-contribuer-a-le-democratie-locale/</link>
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		<pubDate>Sun, 08 Apr 2012 09:37:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>capcomnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compte-rendus]]></category>
		<category><![CDATA[ADDRN]]></category>
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		<category><![CDATA[e-démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Franck Albert]]></category>
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		<category><![CDATA[participatif]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Nazaire]]></category>
		<category><![CDATA[Villes 2.0]]></category>

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		<description><![CDATA[Les technologies numériques devaient favoriser les interactions entre pouvoirs et citoyens. Mais l'e-democratie sait-elle construire une décision collective ? Face à d'évidentes difficultés de mise en œuvre, quelles sont réellement les pratiques de participation des habitants portées par les outils numériques ? Concertation, e-vote, plateforme participative, enquête et sondage en ligne, débat public, blog local d'expression... Quels rôles pour les collectivités publiques ? Quels outils mobiliser pour quels publics ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Interventions de :</p>
<p>• <a href="franck.albert@auran.org">Franck Albert</a>, responsable communication de l’Agence d’urbanisme de l’agglomération nantaise (<a href="http://www.auran.org/">AURAN</a>).</p>
<p>• <a href="contactddrn@addrn.fr">Nicolas Terrassier</a>, directeur général de l’ Agence pour le développement durable de la région nazairienne (<a href="http://www.addrn.fr/">ADDRN</a>).</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline">1/ <a href="http://www.destinations2030.org/">Destinations 2030</a> : un débat participatif sur l’avenir de l’agglomération nazairienne</span></strong></p>
<p>Les dix communes de l&#8217;agglomération de Saint-Nazaire se sont regroupées, depuis la fin d&#8217;année 2011, pour lancer une démarche de concertation intitulée Destinations 2030. Cette démarche prospective de consultation et de concertation numérique a pour but de préparer l&#8217;avenir du territoire de Saint-Nazaire Agglomération (CARENE) qui comptabilise actuellement  115 000 habitants.</p>
<p>L’Agence pour le Développement Durable de la Région Nazairienne (ADDRN) est chargée de recueillir l’ensemble des contributions, qui seront publiées en janvier 2013. Le bilan qui en sera fait devra notamment permettre de répondre aux questions suivantes : dans quel paysage voulons-nous vivre ? Avec quels modes de vie pour nous et nos enfants ?</p>
<p>Pour être représentative, cette opération devait obtenir la contribution d’instances participatives, de corps organisés, d’institutions, d’acteurs économiques, mais aussi de chacune des personnes qui le souhaitait. Il s&#8217;agit d&#8217;un dispositif ouvert à tous, dans un esprit de co-construction, où s’intègrent la confrontation d’idées et la sollicitation de l’imaginaire.</p>
<p><strong>A la rencontre de tous, par n’importe quel moyen</strong></p>
<p>Notre parti-pris est qu’il n’y a pas de parole savante, il n’y a pas ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. Tout le monde a le droit de participer. Nous avons mis en place différents outils pour que chacun puisse se retrouver dans le débat. Nous voulions aller chercher la parole de celles et ceux qui n’ont pas l’habitude de s’exprimer afin de donner « de la résonance au silence ».</p>
<p>Il nous a fallu, pour générer ce pétillement du territoire, mettre en place des canaux très divers et variés tel que le site internet (qui devait rendre compte de cette effervescence, de l’esprit de notre démarche, et refléter nos <a href="http://www.destinations2030.org/thematiques/3-thematique-mobilite.html">thématiques</a>), un blog d&#8217;actualité, des réunions à l’agence, les ateliers participatifs, les sets de tables contributifs, les animations de rue, etc.</p>
<p>Il fallait aller voir les gens au plus près de chez eux, et notamment les jeunes, et trouver des prétextes au dialogue.</p>
<p>Nous avons donc été à la rencontre des nazairiens, avec notre estafette, pour inviter au voyage et à la contribution. Les premiers échanges étaient consacrés à &laquo;&nbsp;purger&nbsp;&raquo; les angoisses, telles que &laquo;&nbsp;comment vais-je finir mon mois ?&nbsp;&raquo;. Mais une fois dépassées ces craintes du quotidien, on se rend compte que chacun à une vision de l’avenir.</p>
<p>Nous arrêterons à l’été 2012 de collecter des données pour entrer dans le temps de l’assemblage, tout en préparant un élément de restitution (qui devra être à la hauteur de la diversité des actions que nous avons mené). Un ouvrage sera également publié, il apportera autant de pistes pour le territoire. Sans vouloir réécrire l’histoire du territoire, mais en cherchant à constituer un faisceau de questions, de points d’interrogation et de scénarii possibles, que chacun pourra s’approprier.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline">2/ <a href="http://www.mavilledemain.fr/">Ma ville demain </a>: inventons la Métropole Nantaise de 2030</span></strong></p>
<p><em>Ma ville demain est une démarche participative visant à construire collectivement un projet de métropole à l&#8217;horizon 2030. Cette opération de prospective a été lancée par les maires des 24 communes de l’agglomération nantaise, toute couleur politique confondues, et confiée à l’Auran (Agence d’étude urbaine). C’est un outil d’aide à la décision pour les élus de Nantes Métropole qui fera, à terme,  l’objet d’un vote lors du conseil communautaire.</em></p>
<p><strong>Comment mettre en place la participation ?</strong></p>
<p>Partant d’une feuille blanche, nous avons consacré le 1er semestre 2011 à établir des consultations dont l’enjeu était d’identifier les grands thèmes que nous aurions à aborder.  Nous avons voulu savoir, à l’aide d’un questionnaire largement diffusé dans Nantes Métropole, quelles étaient les craintes, les préoccupations, les envies des habitants de la métropole.</p>
<p>Nous nous sommes assez vite rendu compte que nous avions besoin de relais d’information pour toucher l’ensemble des habitants et parce que le temps impartis -2 ans- est une période extrêmement courte. L’opération ne pouvait fonctionner que si les moyens de participation (questionnaires, réunions publiques, débats, ateliers, conférences, internet) étaient démultipliés, grâce aux municipalités, aux grandes institutions, aux médias avec qui nous avons monté des partenariats. La bonne volonté des communes et des associations était, en outre essentielle, pour instaurer une relation de confiance avec les habitants. Nous avions d’ailleurs la chance d’être sur un socle de valeur positive : les gens sont contents de vivre sur leur territoire, même dans des quartiers d’habitat sociaux.</p>
<p>Le fait d’être une structure externe nous a permis d’être transparent et légitime pour échanger avec nos différents interlocuteurs. Nous avancions à visage découvert, sans forcément cherché à s’appuyer sur les élus, pour ne pas devenir un bureau des plaintes.</p>
<p><strong>A la rencontre du public</strong></p>
<p>Les 5000 retours obtenus de notre questionnaire (soit 50 000 réponses à analyser), nous ont permis d’identifier <a href="http://www.mavilledemain.fr/axes">9 axes</a> (basés autour de 4 thématiques). Une enquête téléphonique nous a permis de confirmer les résultats obtenus dans le cadre de ce questionnaire.</p>
<p>Ces 9 axes ont ensuite été mis en débat public, au sein de la métropole nantaise, lors du second semestre 2011. Nous avons, pour cela, été voir les gens sur leur lieu de travail, sur le front de mer, dans les quartiers difficiles, pour les interpeller dans leur quotidien, pour dédramatiser la situation. Car 2030 dans la tête des gens, est quelque chose de très loin. Il fallait pourtant leur permettre de se projet dans leur futur, au-delà du quotidien.</p>
<p><strong>Définir des scénarii de développements potentiels</strong></p>
<p>Après une année d’échanges et de rencontres dans la métropole nantaise, <strong>notre équipe consacre ce 1er semestre 2012 à analyser l’ensemble des contributions</strong> recueillies auprès des différents publics (habitants, acteurs socio-économiques, associations, institutions, services publics etc.). A côté de cela, notre travaillons également, en tant qu’agence d’urbanisme sur les scénarii de développements potentiels du territoire. Nous dessinons des orientations du souhaitable et du possible : le but du jeu est de réaliser un projet qui soit à la fois l’écho de ce que les habitants et acteurs de l’agglomération nantaise nous ont fait remonter, mais qui soit tout de même réalisable en terme de politique publique.</p>
<p><strong>Le 2ème semestre 2012 sera consacré au retour en termes de communication</strong> (présentation publique, exposition, internet, outil de synthèse,) pour garder une trace, la plus large possible, de ce qui aura été appris.</p>
<p style="text-align: right"><em><span style="color: #999999;padding: 0px;margin: 0px">Compte-rendu rédigé par <a href="http://twitter.com/#!/jeremyabdilla">J</a><a href="http://twitter.com/#!/jeremyabdilla"><span style="color: #4f6373"><span>érémy Abdill</span></span>a</a></span></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Atelier : Open Data : et maintenant ?</title>
		<link>http://rennes.cap-com.net/non-classe/atelier-open-data-et-maintenant/</link>
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		<pubDate>Sat, 07 Apr 2012 13:43:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>capcomnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Charles Népote, directeur du programme d&#8217;action de la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération).
Simon Chignard, vice-président de la Cantine Numérique Rennaise et auteur de Open Data, comprendre l&#8217;ouverture des données publiques (Fyp Editions mars 2012, préface de Jacques-François Marchandise, FING)




« 2010 a été l’année zéro de l’open data en France ». Rennes, première ville française à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Charles Népote</strong>, directeur du programme d&#8217;action de la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Simon Chignard</strong>, vice-président de la Cantine Numérique Rennaise et auteur de <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2916571701/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;tag=donneesouvert-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2916571701">Open Data, comprendre l&#8217;ouverture des données publiques</a> (Fyp Editions mars 2012, préface de Jacques-François Marchandise, FING)</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm"><em>« 2010 a été l’année zéro de l’open data en France ». Rennes, première ville française à avoir ouvert ses données publiques, était un lieu approprié pour faire un premier bilan de ces deux années d’activité. Charles Népote et Simon Chignard nous ont proposé un rappel contextuel de l&#8217;open data français, puis nous ont livré leur rapport d&#8217;étonnement. Une grande leçon à tirer de cette présentation : les projets open data des collectivités territoriales nécessitent  d&#8217;être animés pour que les jeux données trouvent leurs utilisateurs.</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm"><em><br />
</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Quelques éléments de définition</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Simon Chignard commence son intervention par un bref rappel de ce qu’est une donnée, une donnée publique et une donnée ouverte. Une donnée n’est pas une information.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Une donnée est un fait brut non interprété, non traité. Il est important que cette donnée soit la plus brute possible, afin de « ne pas être tributaire des re-calculs ou des interprétations ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Une donnée ouverte doit répondre à trois critères : de format, juridique et économique.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Contexte juridique</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm">La loi française ne définit pas ce qu&#8217;est une donnée ouverte. La loi CADA de 1978 définit une donnée publique comme une donnée produite dans le cadre de missions de service public. Ces données doivent être accessibles par tous. Il n&#8217;existe cependant pas d&#8217;obligation légale de rendre possible la réutilisation libre de ces données.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>L&#8217;open data : quatre utilisations possibles</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Simon Chignard a recensé quatre type d&#8217;utilisation des jeux de données rendus disponibles par l&#8217;open data :</p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm">Il 	peut être possible de <strong>consulter </strong>les données, notamment 	grâce à des outils  de visualisation graphique, qui rendent 	intelligibles des données brutes. Attention cependant, car une 	représentation graphique est déjà une interprétation. Ce que 	l&#8217;on visualise n&#8217;est plus une donnée mais une information. &#8211; 	<a href="http://www.opendata71.fr/interface-datavisualisations/">Exemple 	du conseil général de Saône et Loire 71</a>.</p>
</li>
</ul>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm">La 	<strong>médiation </strong>renvoie au 2ème atelier open data de la journée 	(Data visualisation : comment rendre compréhensibles les données 	publiques ouvertes ?). On parle notamment de data journalisme, qui 	vise à croiser la donnée brute, le design, l&#8217;interface et 	l&#8217;interactivité.</p>
</li>
</ul>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm">Les 	<strong>applications </strong>sont la face visible de l&#8217;Iceberg open data. Le 	grand public réduit souvent le phénomène à cela. Effectivement, 	les application, notamment mobiles et de transports, ont été 	largement développées suite à l&#8217;ouverture de données publiques.</p>
</li>
</ul>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm">La 	<strong>réutilisation spécialisée</strong> est &laquo;&nbsp;<em>le continent inconnu</em>&nbsp;&raquo; 	de l&#8217;open data. Les jeux de données sont téléchargés en nombre 	et on ne sait pas toujours ce qu&#8217;il en est fait. Certaines 	entreprises qui font du géomarketing peuvent être notamment 	intéressées par des données de localisation d&#8217;adresse.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Bilan de deux ans d&#8217;open data</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Après cet exposé synthétique de ce qu&#8217;est l&#8217;open data, Charles Népote a pris la parole pour nous livrer son bilan d&#8217;étonnement. Rennes a démarré en 2010. 2011 a été l&#8217;année de l’accélération du mouvement, en France et à l&#8217;étranger.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Un quinzaine de pays et une cinquantaine de communautés urbaines (hors UK) ont aujourd&#8217;hui initié un programme open data. Des villes majeures comme New-York, Toronto, Vancouver ou Londres en font partie.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Au Royame Unis, plus de 90 000 ont ouvert des données. Bémol cependant : il s&#8217;agit parfois de seulement deux, trois ou quatre jeux de données ouvertes. « <em>Malgré cela, les anglais sont plutôt bon sur ces logiques d&#8217;open data, qui ont été impulsées directement pas le 1er ministre</em> », affirme Charles Népote.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">Pour revenir en France, l&#8217;intervenant montre la carte recensant les initiatives d&#8217;ouverture des données publiques proposée par <a href="http://libertic.wordpress.com/libertic/">LiberTIC</a> (association nantaise qui promeut l&#8217;open data, l&#8217;e-démocratie et le gouvernement 2.0). Selon Charles Népote, la France est « <em>dans le peloton de tête de l&#8217;open data</em> ». Le paysage juridique se simplifie et « <em>les mouvements sont au moins autant bottom up que top down, ce qui est une bonne chose </em>». En témoignent les points roses de la carte de LiberTIC, qui représentent les mouvements citoyens,  associatifs ou individuels.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p><a title="Carte France Open Data V4 de Libertic, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/46243777@N07/6616930971/"><img src="http://farm8.staticflickr.com/7171/6616930971_335718a4e0.jpg" alt="Carte France Open Data V4" width="500" height="413" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">Un regret cependant : l&#8217;open data est un mouvement très marqué socialement, impulsé par des geeks, des développeurs. « C&#8217;est un peu un problème car c&#8217;est passé sous le radar de personnes que ça aurait dû spontanément intéresser ». Les acteurs de la démocratie participative, de la concertation ou de l&#8217;économie sociale et solidaire ont manqué l&#8217;occasion de s&#8217;emparer de cette nouvelle opportunité.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Rapport d&#8217;étonnement</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Si Charles Népote a tiré son chapeau aux acteurs publics, qui ont « <em>vraiment joué le jeu de l&#8217;ouverture </em>», il déplore le manque de répertoire des données publiques, pourtant imposé par la loi de 1978. «<em> Comment les gens peuvent demander l&#8217;ouverture de données si ils ne connaissent pas ce qui existe </em>? ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">D&#8217;autre part, énormément d&#8217;attention est portée aux portails. Ils sont important car matérialisent la démarche mais sont parfois superflus. Les budgets qui ont été alloués à ces dispositifs auraient parfois été nécessaires à l&#8217;animation. Les portails ont souvent eu un rôle d&#8217;annonce et de communication, mais dans la plupart des cas, les sites institutionnels classique auraient suffi à publier les données. A ce sujet, Charles Népote donne une « <em>mention spéciale au Mans pour sa démarche low tech </em>».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Enfin, il regrette le manque de dialogue systématique et structuré entre acteurs publics et ré-utilisateurs. A ce titre, il est favorable que des services transversaux s&#8217;emparent des projets, et non pas uniquement des services purement techniques.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Projection à 18 mois</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Toujours plus d&#8217;open en France</p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm">cinq 	à sept régions</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm">une 	dizaine de département</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm">Onze 	des quinze plus grandes villes</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm">Plus 	de 2000 jeux de données (800 à l&#8217;heure actuelle)</p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">Un mouvement qui va s&#8217;organiser</p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm">Les 	acteurs gagneront à toujours plus coopérer</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm">Si 	la standardisation des formats est au départ difficile, elle devra 	se développer afin de favoriser ladite coopération</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm">Les 	méthodes d&#8217;animation vont se structurer et se développer</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Animer l&#8217;open data : une démarche indispensable</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm">L&#8217;ouverture des données est un premier pas mais elle doit s&#8217;accompagner d&#8217;une animation organisée. Objectif ? Encourager et stimuler la réutilisation et s&#8217;assurer de l&#8217;appropriation par tous. En filigrane, il s&#8217;agit d&#8217;éviter deux écueils : réduire l&#8217;open data à la création d&#8217;applications de transport et que l&#8217;open data ne reste que l&#8217;affaire de quelques uns.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Plusieurs moyens et outils peuvent être imaginés, en tenant compte de la cible (du grand public aux développeurs), du type de données et des résultats attendus. A ce sujet, Simon Chignard nous montre un schéma très parlant, que vous retrouverez sur son blog <a href="http://www.donneesouvertes.info/">www.donneesouvertes.info</a>.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Concours, appels à projets et à idées, ateliers, les moyens de sensibiliser tous les types de publics sont nombreux. S. Chignard souligne notamment qu&#8217;il ne faut pas nécessairement être développeur pour avoir de bonnes idées d&#8217;application, d&#8217;où la nécessité de développer une culture de la donnée dans le grand public. Pour cela, associations locales et journalistes peuvent avoir un rôle important de médiation à jouer.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Enfin, les deux intervenants concluent : « <em>on peut parler d&#8217;open data sans ouvrir d&#8217;ordinateur </em>». En témoigne l&#8217;atelier imaginé par S. Chignard « la chasse aux données », qui consiste à inviter les participants à aller traquer des données de transport dans un quartier et à les placer sur une vue aérienne.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">Enfin, si l&#8217;animation doit être tournée vers les citoyens, vers l&#8217;extérieur, il est également intéressant de fédérer les agents en interne.</p>
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		<title>Comment renforcer son influence en veillant à son e-réputation</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Apr 2012 15:45:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>capcomnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compte-rendus]]></category>
		<category><![CDATA[Bloxx]]></category>
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		<category><![CDATA[community management]]></category>
		<category><![CDATA[Franck Hashas]]></category>
		<category><![CDATA[Human to Human]]></category>
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		<category><![CDATA[stratégie de communication 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[Villes 2.0]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://rennes.cap-com.net/?p=534</guid>
		<description><![CDATA[Tout organisme public se doit de penser sa stratégie de présence et de communication sur Internet. C’est à partir des outils de veille de son e-réputation, sur l’actualité, les blogs, les commentaires, les réseaux sociaux, les forums…,  que peut se construite une stratégie de présence et d’influence.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify"><span style="font-family: 'Lucida Grande', 'Lucida Sans Unicode', Tahoma, Verdana, sans-serif"><span style="line-height: normal"><strong>Interventions de :</strong></span></span></div>
<ul style="font-family: 'Lucida Grande', 'Lucida Sans Unicode', Tahoma, Verdana, sans-serif;line-height: normal;text-align: justify">
<li><strong><a href="http://twitter.com/#!/hashasfranck">Franck Hashas</a></strong>, Bloxx, agence conseil en communication online.</li>
<li><strong><a href="http://twitter.com/#!/bajard">Ludovic Bajard</a>, </strong>Human to Human, agence de veille en ligne et de stratégies conversationnelles.</li>
</ul>
<p><em>Nous ne sommes pas une agence de publicité qui propose de dupliquer des tendances actuelles de communication. Nous préférons conseiller sur la création de contenu, sur la définition d’une stratégie éditoriale, ce qui implique de savoir au préalable écouter ce qui se dit, d’où la nécessité de la veille.</em></p>
<p><strong>Les internautes recherchent de l’information, et nous, nous pouvons leur proposer du contenu.</strong> Un contenu qui doit être particulièrement bien référencé, pour que les internautes y accèdent facilement. Mais vous ne serez entendu que si vous parlez de chose qui intéressent les internautes,  qui les passionnent, les renseignent, les divertissent, etc. Le contenu est une matière organique, qui vit et évolue, mais meurt si elle ne répond pas à un besoin.</p>
<p><strong>Internet ne peut être considéré comme un média, car il oblige à respecter certaines règles, instaurées par les internautes.</strong> La diffusion n’y est pas unilatérale, au contraire : nous considérons que le schéma émetteur-récepteur doit être inversé, pour plutôt partir des infos que recherchent nos cibles. Ces mêmes cibles peuvent à présent interpeller elles-mêmes certains élus ou décideurs, s’affranchissant des corps intermédiaires et des barrières. Chacun peut se faire sa place, ce qui a notamment pour conséquence le fait que la radicalité politique y soit particulièrement représentée, et même surreprésenté par rapport à ce qu’il s’en dit dans les médias : on parle beaucoup de « fashospéhre », ou de « gauchosphére ».</p>
<p>La vitesse de réaction est également un facteur primordial (la réactivité n’étant pourtant pas le point fort des entités publiques), les médias en ligne ont une force de rapidité à laquelle il faut savoir s’adapter. D’autant que, sur internet, les « attaques » peuvent provenir de partout. Par exemple, le compte Twitter «<a href="http://twitter.com/#!/humourdedroite">humour de droite</a> » s’impose comme le principal opposant, sur le web, à la politique du gouvernement.</p>
<p><strong>« Distanciation », « regroupement des sources » et « objectivité » : les 3 codes principaux appris en école de journaliste n’existent plus du tout sur le web.</strong> C’est tout l’inverse, et principalement la réactivité, l’impertinence et la subjectivité, qui attirent sur internet.</p>
<p>Pourtant, <strong>une force institutionnelle se doit de définir une charte éditoriale sociale </strong>(pouvant se définir comme « ce dont on parle et la manière dont on le dit »), pour avoir un cadre préalable, qui permettra à la personne chargée des réseaux sociaux au sein de votre institution de savoir comment réagir, qui la guidera lorsqu’elle doit intervenir rapidement. C’est la même chose que de construire le chemin de fer d’un magazine papier.</p>
<p><strong>Aux  États-Unis, existe une forte personnification des institutions</strong>. Les réseaux sociaux sont en effet très interpersonnel, il est donc utile d’avoir une représentation de chaque institution. Ce n’est pas une bouteille de soda qui doit parler à un internaute. Ce sont des hommes qui parlent à d’autres hommes, ou à des communautés d’hommes (que vous préalablement repérés, grâce à la veille).</p>
<p>Oasis a réussi à créer ses propres personnages, et au-delà son propre univers où chacun y vit des histoires. La marque, qui dépense la moitié de son budget communication sur internet, offre ce contenu aux internautes. Lorsque La Poste, elle, propose, plutôt un service né en réaction aux remarques des internautes : les bloggeurs influents se plaignaient en effet de ne pas recevoir leur colis. La Poste a donc créé un site internet qui permet de suivre l’acheminement de son colis. Ce service d’accompagnement a permis de « calmer » ce qui se disait.</p>
<p><strong>En définitive, il faut savoir à quoi vous voulez servir : à apporter des infos, à raconter des histoires, à proposer des services</strong>, etc. Car à contrario, beaucoup d’entreprises font appel à nous en focalisant sur l’envie de créer un compte Facebook ou Twitter par imitation ou effet de mode. Mais mieux vaut se demander pourquoi vous vous devez d’y être. Il faut déjà savoir si votre cible, elle, est ou non présente sur les réseaux sociaux.  Quelles sont vos intentions ? Votre problématique ? Vos objectifs ?</p>
<p>C’est aussi pour cela qu’il est important de savoir écouter, et d’interagir, pour savoir ce que vos clients attendent de votre marque, de votre institution.</p>
<p><strong>Les interactions sont d’ailleurs un bon moyen, et désormais le meilleur, d’être bien référencé</strong>. Le moteur de recherche Google, via son nouvel algorithme Panda, s’appuie d’ailleurs davantage sur la reprise de contenu (et non sa duplication) que sur le référencement technique (les méta-tags ou l’inscriptions à des moteurs de recherche). D’où l’intérêt de ne pas juste faire un copier-coller des contenus présents sur votre site, mais plutôt de chercher à ce qu&#8217;ils soient repris sous d&#8217;autres formes par d&#8217;autres.</p>
<p>La part de voix d’une ville ne correspond pas seulement à ce sur quoi communique la Direction de la Communication de votre ville. Elle intègre tout ce qu’il se dit sur cette ville, au-delà de la présence officielle. A défaut de pouvoir alors tout contrôler, rien ne vous empêche de le surveiller. Votre « axe d’expression » se construira ainsi « en complément à … » ou « en réaction à …. ».</p>
<p><em>Lorsque vous entrez dans un café de commerce, pour y gueuler votre message, puis que vous repartez avec vos gros sabots, vous risquez fortement de ne pas être entendu. Vous serez davantage considéré comme force de proposition en écoutant d’abord les conversations de comptoir, en vous imprégnant de l’ambiance.</em></p>
<p style="text-align: right"><em><span style="color: #999999">Compte-rendu rédigé par <a href="http://twitter.com/#!/jeremyabdilla">Jérémy Abdilla</a></span></em></p>
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		<title>Quelle organisation interne pour assurer la gouvernance des outils numériques publics ?</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Apr 2012 15:14:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>capcomnet</dc:creator>
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		<category><![CDATA[numérisation]]></category>
		<category><![CDATA[Outils numériques]]></category>

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		<description><![CDATA[Interventions de :

Didier Chauvin, maitre de conférence en Sciences de l&#8217;Information et de la Communication, Université Rennes 2.
 Marc Cervennansky,  chef de projet web à la communauté urbaine de  Bordeaux.
Franck Confino directeur associé d&#8217;Adverbia agence publique  de communication.

Toute la matinée du vendredi a été consacrée à des ateliers portants sur des thèmes précis  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Interventions de :</p>
<ul>
<li>Didier Chauvin, maitre de conférence en Sciences de l&#8217;Information et de la Communication, Université Rennes 2.</li>
<li> Marc Cervennansky,  chef de projet web à la communauté urbaine de  Bordeaux.</li>
<li>Franck Confino directeur associé d&#8217;Adverbia agence publique  de communication.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify">Toute la matinée du vendredi a été consacrée à des ateliers portants sur des thèmes précis  <a href="http://rennes.cap-com.net/non-classe/atelier-open-data-et-maintenant/" target="_blank">(opendata</a><a href="http://rennes.cap-com.net/non-classe/atelier-open-data-et-maintenant/">,</a><a href="http://rennes.cap-com.net/compte-rendu/comment-renforcer-son-influence-en-veillant-a-son-e-reputation/" target="_blank"> e-reputation</a>&#8230; ) L&#8217;un de ces ateliers était dédié à une réflexion autour de la nécessaire refonte des modèles organisationnels pour les collectivités publiques à l&#8217;heure des outils numériques.</p>
<p style="text-align: center">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 327px"><img class="  " src="http://farm8.staticflickr.com/7054/6910809652_d03bf4567a_c.jpg" alt="Une assistance attentive...." width="317" height="237" /><p class="wp-caption-text">Franck Confino, directeur associé d&#39;Adverbia</p></div>
<p style="text-align: justify">Cet atelier a d&#8217;abord commencé en soulignant combien les conséquences des outils numériques sur les modèles organisationnels des collectivités étaient importantes. Aujourd&#8217;hui contrairement à hier, l&#8217;information n&#8217;est plus centralisée et à sens unique. Nous sommes à un moment ou les outils numériques offrent à tous les moyens de créer du contenu et de le partager. On ne peut plus tout contrôler, tout le monde est un communicant en puissance.</p>
<p style="text-align: justify">Cette refonte consiste à  dépasser le modèle de l&#8217;organisation hiérarchisée qui n&#8217;est plus en phase avec la numérisation des organisations.  Il est aujourd&#8217;hui totalement incohérent de raisonner selon des modèles figés. Nous sommes maintenant entrés dans des logiques processuelles où les collectivités publiques doivent apprendre à s&#8217;organiser en mode projet. C&#8217;est une véritable révolution culturelle qu&#8217;il faut mener pour sortir des schémas de pensée très jacobins du service public. Il est dorénavant nécessaire d&#8217;instaurer une transversalité entre les services suivant les projets à mener.  Faire face aux nouveaux enjeux des médias sociaux et des outils numériques est une tâche compliquée pour les collectivités locales et territoriales car cela consiste à quitter progressivement le modèle hiérarchisé et fixiste en vigueur depuis des décennies pour aller vers un modèle organisationnel beaucoup plus souple.</p>
<p style="text-align: justify">Lors de cet atelier beaucoup des participants ont mis en exergue le rôle des des directions des services informatiques (DSI) qui bien souvent bloquent cette ouverture des collectivités aux outils numériques. Or il est essentiel  que les DSI impulsent ce changement organisationnel pour intégrer ces outils numériques tout en étant en permanence en discussion avec d&#8217;autres services comme les DGS (directions générales des services).</p>
<p style="text-align: justify">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 334px"><img src="http://farm6.staticflickr.com/5113/7056900727_c656635d98_c.jpg" alt="Une assistance attentive" width="324" height="242" /><p class="wp-caption-text">Une assistance attentive</p></div>
<p style="text-align: justify">Après les enjeux autour de la refonte des modèles organisationnels, le débat s&#8217;est  porté sur la redéfinition des métiers de la communication publique. La production d&#8217;information tend de moins en moins à être le cœur de ces métiers.  Par contre, ces professionnels de la communication publique ont de plus en plus un rôle de coordination, de médiation et d&#8217;animation. C&#8217;est pourquoi tous les participants présents dans la salle sont arrivés à la conclusion que des métiers comme celui de community manager (animateur de communauté) sont de plus en plus stratégiques et nécessaires pour les collectivités locales et territoriales parce qu&#8217;ils ont dans leurs fondements ces notions de médiation et d&#8217;animation qui seront les maitres mots des communicants de demain.</p>
<p style="text-align: center">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 350px"><img src="http://farm8.staticflickr.com/7179/6910819696_4cba51b530_z.jpg" alt="Didier Chauvin, maitre de conférence en SIC, Université Rennes 2" width="340" height="255" /><p class="wp-caption-text">Didier Chauvin, maitre de conférence en SIC, Université Rennes 2</p></div>
<p style="text-align: right"><a href="http://www.doyoubuzz.com/julien-provost_1"><em><strong> </strong></em></a><a title="CV" href="http://www.doyoubuzz.com/julien-provost_1" target="_blank"><em><strong>Julien Provost</strong></em></a></p>
<p style="text-align: justify">
]]></content:encoded>
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		<title>Showroom de l&#8217;innovation et goodies numériques</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 19:17:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>capcomnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compte-rendus]]></category>
		<category><![CDATA[Cantine numérique rennaise]]></category>
		<category><![CDATA[capcom]]></category>
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		<description><![CDATA[Toute l&#8217;après-midi du jeudi a été consacrée à la découverte  des prototypes de services publics de demain proposés par de nombreuses entreprises. Les communicants publics qui n&#8217;étaient pas très à l&#8217;aise avec Twitter pouvaient participer à un atelier &#171;&#160;Twitter pour les nuls&#160;&#187; proposé par la Cantine Numérique rennaise. Enfin, chacun a pu apprendre les bases [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Toute l&#8217;après-midi du jeudi a été consacrée à la découverte  des prototypes de services publics de demain proposés par de nombreuses entreprises. Les communicants publics qui n&#8217;étaient pas très à l&#8217;aise avec Twitter pouvaient participer à un atelier &laquo;&nbsp;Twitter pour les nuls&nbsp;&raquo; proposé par la Cantine Numérique rennaise. Enfin, chacun a pu apprendre les bases de la fabrication d&#8217;objets communiquants avec le Labfab de Rennes ou même tester un prototype de contrôle cerveau-ordinateur.</p>
<p>Retrouvez les moments marquants de cette après-midi avec la série de clichés prise par la Cantine Numérique rennaise ci dessous <img src='http://rennes.cap-com.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="text-align: center"><span style="text-decoration: underline">L&#8217;atelier Twitter pour les nuls animé par la Cantine Numérique rennaise</span></p>
<p style="text-align: center"><img class="aligncenter" src="http://farm8.staticflickr.com/7036/6904591402_2aeb004148_z.jpg" alt="" width="525" height="393" /></p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><span style="text-decoration: underline">Initiation à la fabrication d&#8217;objets communiquants avec le Labfab</span></p>
<p style="text-align: center"><img class="aligncenter" src="http://farm8.staticflickr.com/7076/7050849003_9fb3fdc073_c.jpg" alt="" width="513" height="337" /></p>
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<p style="text-align: center"><span style="text-decoration: underline">Démonstration d&#8217;un prototype de contrôle cerveau-ordinateur</span></p>
<p style="text-align: center"><img class="aligncenter" src="http://farm8.staticflickr.com/7046/6904696494_1bec2bbeb0_z.jpg" alt="" width="515" height="343" /></p>
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<p style="text-align: center"><span style="text-decoration: underline">De nombreuses entreprises étaient présentes pour présenter leurs produits et services</span></p>
<p style="text-align: center"><img class="aligncenter" src="http://farm8.staticflickr.com/7125/6904665796_c0b16bd046_c.jpg" alt="" width="506" height="335" /></p>
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<p style="text-align: center">Toutes les photos de ces deux jours de rencontres sont sur<a title="Les photos de Capcomnet 2012" href="http://www.flickr.com/groups/1905671@N20/" target="_blank"> Flickr</a>.</p>
<ul></ul>
<p style="text-align: right">
<p style="text-align: right"><a title="CV" href="http://www.doyoubuzz.com/julien-provost_1" target="_blank"><span style="text-decoration: underline"><strong>Julien Provost </strong></span></a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Réseaux sociaux et campagnes électorales</title>
		<link>http://rennes.cap-com.net/compte-rendu/reseaux-sociaux-et-campagnes-electorales/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 18:33:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>capcomnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compte-rendus]]></category>
		<category><![CDATA[Benoit Thieulin]]></category>
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		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Après  Stéphanie Wojcik c’est Benoit Thieulin, directeur associé de la Netscouade et responsable de la campagne Internet de Ségolène Royal, qui a pris la parole.  Son intervention avait pour but d’aborder un thème qui est presque devenu un leitmotiv tant on en parle parfois à tort et à travers : l’impact des réseaux sociaux dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption alignleft" style="width: 146px"><a href="http://www.lanetscouade.com/sites/default/files/styles/profile_user_view/public/photo_equipe_bio_benoit-t_0.png"><img src="http://www.lanetscouade.com/sites/default/files/styles/profile_user_view/public/photo_equipe_bio_benoit-t_0.png" alt="" width="136" height="176" /></a><p class="wp-caption-text">Benoit Thieulin, directeur associé de la Netscouade</p></div>
<p style="text-align: justify">Après <a href="http://rennes.cap-com.net/compte-rendu/quelles-formes-dopinion-se-construisent-sur-internet/" target="_blank"> Stéphanie Wojcik </a>c’est Benoit Thieulin, directeur associé de la Netscouade et responsable de la campagne Internet de Ségolène Royal, qui a pris la parole.  Son intervention avait pour but d’aborder un thème qui est presque devenu un leitmotiv tant on en parle parfois à tort et à travers : l’impact des réseaux sociaux dans les campagnes électorales.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong>L’origine de la webpolitique : la guerre en Irak et le  « non » au traité européen.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Selon Benoit Thieulin, la prise de parole du citoyen sur les réseaux sociaux a commencé aux États-Unis en 2005. Une grande majorité de l’establishment américain était très largement favorable à une intervention militaire en Irak. C’est alors que la petite minorité d’opposants à la politique de Bush  a trouvé dans les réseaux sociaux un espace pour se rassembler et échanger.                Pour ce qui est de la France, le directeur associé de la Netscouade, situe aussi ce nouvel usage des réseaux sociaux en 2005. Pour autant le contexte est bien différent. Ce n’est pas la politique étrangère qui préoccupe les Français mais le référendum visant à doter l&#8217;Union Européenne d&#8217;une constitution. La France est d&#8217;une humeur morose, les citoyens sont méfiants et vont comme leurs homologues américains se tourner vers les réseaux sociaux pour avoir accès à d’autres sources d’information concernant les enjeux autour de ce référendum.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>La pratique du mix : un nouvel usage de l’information. </strong></p>
<p style="text-align: justify">Benoit Thieulin appuie sur une caractéristique fondamentale des usages du web d’aujourd’hui : l’heure n’est plus à la séparation entre les actions « online » et les actions « réelles ». L’un et l’autre s’interpénètrent. Pour preuve : «<em>Quand il y a une émission politique à la télévision, on retrouve souvent en temps réel de forts débats sur Internet</em> » .<br />
Les Français mixent l’information. Ils cherchent dans les médias numériques ce qu’ils ne trouvent pas  dans les médias traditionnels tout comme ils puisent dans la presse traditionnelle ce qu’ils ne trouvent pas dans les espaces numériques.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Les réseaux sociaux font-ils la politique ? </strong></p>
<p style="text-align: justify">Pour Benoit Thieulin, on doit se méfier des liens de causalité un peu trop hâtifs. Il est difficile de prouver que les réseaux sociaux ont conduit à la victoire du&nbsp;&raquo; non&nbsp;&raquo; en 2005.  Il y a un lien de corrélation évident mais pas  forcément un lien de causalité.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Les réseaux sociaux : des espaces d’information, d’échange et de coordination. </strong></p>
<p style="text-align: justify">Au fantasme qui ferait des réseaux sociaux des outils révolutionnaires permettant l&#8217;émergence d&#8217;une démocratie directe, Benoit Thieulin préfère y voir une autre manière de s’emparer de sa citoyenneté.</p>
<p style="text-align: justify">
<div class="wp-caption alignright" style="width: 212px"><img src="http://www.maximejohnson.com/wp-content/uploads/2011/12/0911-Streetbook-D_x616.jpg" alt="Printemps arabe: la première révolution digitale ? " width="202" height="149" /><p class="wp-caption-text">Printemps arabe: la première révolution digitale ? </p></div>
<p style="text-align: justify">Pour lui Internet est d’abord un «<em> territoire d’information</em> » qui a permis un renouveau particulièrement profond des moyens de discussion des citoyens.  Par exemple, contrairement à ce que l’on a pu entendre, Benoit Thieulin ne voit pas les événements du Printemps arabe comme des « révolutions Facebook ». Le rôle des réseaux sociaux dans ces épisodes révolutionnaires a été de permettre  l&#8217;organisation d&#8217;une « <em>grande conversation numérique</em> » dont les frontières dépassaient le Maghreb et la Méditerranée. Les médias sociaux autorisent la création d’espace de conversation se moquant des frontières pour créer les conditions de l’échange et du débat. L’intervenant illustre cet état de fait en prenant pour exemple le changement de régime en Tunisie. Au-moment de la diffusion des câbles diplomatiques du régime de Ben Ali  par le site Wikileaks, les Tunisiens se sont massivement inscrits sur Facebook afin de débattre ensemble des informations contenues dans ces câbles.</p>
<p style="text-align: justify">Les réseaux sociaux offrent aux citoyens les moyens de trouver d’autres sources d’informations, d’identifier en quelques clics des espaces d’échanges numériques. Pour autant  les débats nés sur les médias sociaux ne restent pas cantonnés à leurs frontières virtuelles. Au-contraire, Benoit Thieulin souligne la capacité des réseaux sociaux numériques à être des espaces de synchronisation en vue de réaliser des actions citoyennes. C&#8217;est d&#8217;ailleurs le cœur de leur puissance.<br />
Ces nouveaux modes d&#8217;échange et de coopération ont joué un rôle primordial dans la réussite des révolutions au Maghreb. Ils ont permis aux citoyens révolutionnaires de se coordonner pour descendre ensemble dans la rue et exprimer leur colère. Là où avec des moyens de coordination classiques, les régimes auraient pu étouffer beaucoup plus rapidement les  foyers de contestation, les réseaux sociaux ont rendu toute intervention de répression massive particulièrement compliquée  à mettre en place.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Obama élu en 2008 grâce aux réseaux sociaux ?</strong></p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 169px"><img src="http://timcohn.files.wordpress.com/2010/07/my-barack-obama-organizing-america-join-the-fight.png" alt="MyBarackObama.com" width="159" height="136" /><p class="wp-caption-text">MyBarackObama.com</p></div>
<p style="text-align: justify">Après l&#8217;exemple des révolutions arabes, Benoit Thieulin s&#8217;est penché sur le succès de Barrack Obama en 2008. Pour lui ce n’est pas tellement la présence de l&#8217;actuel président des États-Unis  sur les réseaux sociaux qui a permis sa victoire mais plutôt sa capacité à « fusionner le Off et le On [le web et le réel] » en créant MyBarackObama.com. Ce site a permis de structurer et de coordonner toutes les actions sur le web et dans le réel.  Comme le souligne Benoit Thieulin « <em>on parle souvent de son impact [à Barack Obama] sur les réseaux sociaux  mais c’est surtout cette structure qui lui a donné l’avantage</em> ».</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong>L’usage des réseaux sociaux par les candidats français à l’élection présidentielle. </strong></p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Pour le conférencier,  le web social a introduit des changements très importants dans la manière de faire de la politique en France. Dorénavant  les discours des politiques  sont traqués et analysés. Il n&#8217;existe plus de off.  Les candidats à l’élection présidentielle ne peuvent plus faire de la segmentation marketing en tenant un discours spécifique devant une certaine catégorie d’électeurs  et en changeant ce même discours devant d’autres auditeurs. S’ils s’adonnaient à ce genre de stratégie, ils seraient immédiatement taxés d’incohérence.</p>
<p style="text-align: justify">
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<div class="wp-caption alignleft" style="width: 184px"><img src="http://farm6.staticflickr.com/5080/6907077188_d97f05c7f0_c.jpg" alt="Salle du conseil, Hôtel Rennes Métropole, Capcomnet 2012" width="174" height="130" /><p class="wp-caption-text">Salle du conseil, Hôtel Rennes Métropole, Capcomnet 2012</p></div>
<p style="text-align: justify">Pour cette présidentielle «<em> quasiment aucun candidat ne néglige le panorama d’outils que l’on utilise habituellemen</em>t [Facebook et Twitter]. <em>Globalement tous savent qu’il y a un mix entre le réel et le digital</em> ». Pour Benoit Thieulin ce qui est nouveau dans cette campagne par rapport à 2007 c’est qu’Internet s’est normalisé, «  <em>tout le monde y est, tout le monde fait la même chose, il y a peu d’innovation. Sauf à la limite Mélenchon. Bayrou ne fait pas grand-chose d’innovant mis à part qu’il dispose d’une pratique personnelle d’Internet</em> […]» Pour le cofondateur de la Netscouade, « <em>Sarkozy ne fait pas une campagne participative mais plutôt une campagne très descendante et marketing. Quant à Hollande, il privilégie l’un des piliers du succès d’Obama en 2007 : la campagne de porte à porte.</em>»  Enfin, l’intervenant termine son panorama avec Le Pen en montrant combien celle-ci se place à la pointe de la défense des libertés numériques. D’ailleurs pour Benoit Thieulin, l’extrême-droite française utilise très bien la puissance des outils numériques  pour diffuser ses idées en particulier au-travers de WebTV.</p>
<p style="text-align: justify">Selon Benoit Thieulin, ce qu&#8217;il faut retenir des actions numériques pour cette campagne présidentielle c&#8217;est le manque d&#8217;innovation dans les stratégies de communication de la plupart des candidats.  Pour autant ces innovations ne sont pas complètement absentes mais elles ont été mises en place par d&#8217;autres acteurs.   La presse traditionnelle a été efficace sur ce point en créant des outils innovants et pertinents comme des simulateurs  qui permettent de visualiser les impacts des promesses fiscales des candidats.</p>
<p style="text-align: right"><a title="CV" href="http://www.doyoubuzz.com/julien-provost_1"><em><strong>Julien Provost</strong></em></a></p>
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